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Article de La Presse : La rage du raton laveur touche nos animaux de compagnie

  • il y a 12 heures
  • 3 min de lecture


Où en est l'épidémie, et pourquoi votre clinique vétérinaire est en première ligne.


Selon un reportage récent de La Presse, l'épidémie de rage du raton laveur qui sévit au Québec depuis décembre 2024 continue de progresser, avec un premier cas confirmé chez un animal domestique. Pour les cliniques vétérinaires du Québec, et particulièrement celles de la Rive-Sud de Montréal, c'est un signal qu'il est temps de regarder la situation en face, et de comprendre ce qu'elle signifie concrètement pour une équipe qui manipule des animaux au quotidien.


Résumé de l'article de La Presse


Depuis le premier cas détecté à Saint-Armand en décembre 2024, le nombre de ratons laveurs, mouffettes et autres mammifères infectés au Québec a dépassé les 200, un chiffre que La Presse a récemment mis en lumière dans sa couverture de l'épidémie.


La majorité des cas se concentrent en Estrie et en Montérégie, mais deux éléments ont changé la donne au cours des derniers mois.


D'abord, la zone touchée s'étend vers le nord. Des cas ont été confirmés jusqu'à Saint-Barnabé-Sud, près de Saint-Hyacinthe, et les autorités surveillent de près la progression vers des secteurs densément peuplés de la couronne sud de Montréal, comme Mont-Saint-Hilaire.


La zone de surveillance rehaussée du gouvernement du Québec couvre maintenant plus de 220 municipalités, incluant des villes comme Sorel et Drummondville.


Ensuite, un cas a été confirmé chez un chat errant à Godmanchester en juillet, qui aurait attaqué trois personnes selon La Presse. Il s'agit du premier cas chez un animal domestique depuis le début de l'épidémie.


Le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ) a rappelé que cette transmission aux animaux domestiques était possible partout où la maladie circule déjà chez la faune sauvage.


Un autre chiffre mérite l'attention des gestionnaires de clinique : le nombre de personnes ayant reçu un traitement préventif après une morsure, une griffure ou un contact avec la salive d'un animal potentiellement infecté a fortement augmenté depuis le début de l'épidémie, passant de quelques centaines par année avant 2024 à plusieurs centaines supplémentaires en 2025 et en 2026.


La Direction de santé publique de la Montérégie a par ailleurs reçu près de 80 signalements de contacts avec des mammifères sauvages depuis janvier 2026 seulement.


Ce que cela signifie pour votre clinique vétérinaire


Ces chiffres ne concernent pas que le grand public. Ils concernent directement le personnel qui manipule des animaux au quotidien, et c'est là que la réalité opérationnelle d'une clinique vétérinaire entre en jeu.


Un technicien en santé animale ou un vétérinaire qui reçoit un animal errant, un chat de ruelle ou même un animal domestique venant d'un secteur touché ne peut plus présumer que le statut du patient est neutre.


La rage est mortelle dans la totalité des cas une fois les symptômes apparus, ce qui explique pourquoi la prophylaxie post-exposition (PPE) doit être administrée rapidement après tout contact à risque, qu'il s'agisse d'immunoglobulines et de doses de vaccin réparties sur plusieurs semaines.


Le problème n'est pas la fréquence du risque. C'est ce qui se passe quand il se matérialise pour un membre de l'équipe qui n'était pas protégé au préalable : arrêt de travail, démarches auprès de la CNESST, et plusieurs semaines où une clinique déjà en contexte de pénurie de main-d'œuvre doit fonctionner sans l'une de ses ressources les plus expérimentées.


La vaccination préexposition du personnel n'élimine pas le risque de morsure, mais elle transforme une urgence médicale de plusieurs semaines en une formalité de quelques minutes advenant un contact avec un animal suspect.


C'est aussi la seule façon, pour un employeur, de documenter une démarche de prévention réelle plutôt que de compter sur des doses administrées de façon informelle, il y a parfois plusieurs années, sans registre à jour.


Votre clinique et les membres votre équipe sont couverts?


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Sources et pour aller plus loin


Cet article s'appuie sur le reportage de La Presse sur la progression de l'épidémie (Cliquez ici pour lire l'article original sur La Presse), ainsi que sur les données publiques du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ), de Santé Montérégie, de Radio-Canada et du Devoir.


 
 
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